Qu’est-ce qu’un compromis de vente ?
Le compromis de vente est un avant-contrat signé entre le vendeur et l’acheteur d’un bien immobilier. Il marque un accord mutuel sur la vente, notamment sur le prix, les conditions et la nature du bien. Par ce contrat, le vendeur s’engage à vendre et l’acheteur à acheter, sous réserve du respect de certaines conditions, dites « conditions suspensives ».
La signature du compromis peut se faire devant un notaire ou sous seing privé entre les parties, éventuellement assistées d’un agent immobilier ou d’un avocat. Même s’il ne constitue pas encore l’acte définitif de vente, il engage fortement les deux parties. En général, le compromis de vente est suivi, quelques semaines plus tard, de la signature de l’acte authentique chez le notaire.
Contenu du compromis de vente
Ce document contient des éléments essentiels de la vente : identité des parties, désignation précise du bien, prix de vente, conditions de financement, montant de l’acompte versé (souvent 5 à 10 %), date prévisionnelle de signature de l’acte définitif, etc.
Il inclut également des conditions suspensives, par exemple l’obtention d’un prêt immobilier par l’acheteur. Si ces conditions ne sont pas remplies dans les délais prévus, le compromis peut être annulé sans pénalité. Il précise également les diagnostics techniques obligatoires fournis par le vendeur (amiante, plomb, DPE, etc.).
Délai de rétractation de l’acheteur
Depuis la loi Macron de 2015, l’acheteur non professionnel (acquéreur particulier) dispose d’un délai de rétractation de 10 jours après la signature du compromis. Pendant ce délai, il peut annuler la vente sans justification et sans pénalités financières. Ce droit s’applique uniquement si le bien est destiné à un usage d’habitation (résidence principale ou secondaire).
La rétractation doit être notifiée au vendeur par lettre recommandée avec accusé de réception, ou par tout autre moyen offrant des garanties équivalentes (acte d’huissier, remise en main propre avec signature).
Quelles conséquences en cas de rupture ?
Passé le délai légal de rétractation, l’acheteur est juridiquement engagé. S’il se retire sans motif prévu dans les conditions suspensives, il perd son dépôt de garantie versé au moment de la signature. Inversement, si le vendeur se rétracte sans raison valable, l’acheteur peut demander une exécution forcée de la vente ou des dommages-intérêts.
Le compromis de vente est donc une étape essentielle dans le processus d’achat immobilier, engageant sérieusement les deux parties en attendant l’acte de vente définitif.


