Conférences en ligne - mp3 - Hebdomadaire - Association pour le Maintien d’une Information Indépendante : AMII
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A partir d’analyses effectuées sur des prélèvements d’eau de pluie collectés dans le secteur Drome-Ardèche entre le 27 et le 28 mars 2011, le laboratoire d’analyse indépendant (CRIIRAD) confirme la présence d’iode 131 radioactif provenant de la centrale de FUKUSHIMA DAICHI.
Activité surfacique
Les mesures produites permettent de calculer le « dépôt humide » en radionucléides c’est-à-dire la quantité de radioactivité déposée par unité de surface de sol, exprimée en Bq/m2.
Selon la CRIIRAD, les dépôts constatés en iode 131 indiquent une activité surfacique de 8.5 Bq/m2 (+/- selon la marge d’incertitude associée à la mesure) et constitueraient à ce jours un « faible niveau » de contamination.
Toutefois, compte tenue du phénomène d’accumulation dans le temps, la CRIIRAD rappelle que la contamination de l’air devrait se prolonger et que les prochaines mesures devraient indiquer des résultats « probablement supérieurs ».
Une estimation sur les 15 jours à venir, basée sur l’évolution de la pollution constatée aux Etats-Unis, permettrait d’anticiper « grossièrement » un niveau de contamination cumulé en iode 131 qui pourrait atteindre en France plusieurs centaines de Bq/m2 en fonction des aléas climatiques.
Limite de champ d’analyse
Les mesures effectuées par la CRIIRAD ont été réalisées en utilisant un protocole basé sur la spectrométrie gamma, technique utilisée pour identifier des éléments radioactifs par la mesure de leurs rayonnements gamma.
Cette technique ne permet donc pas de doser les radionucléides qui émettraient à d’autres niveaux du spectre électromagnétique comme le tritium ou le plutonium (rayonnement bêta). La CRIIRAD indique néanmoins que l’eau de pluie contient « nécessairement » d’autres radionucléides puisque présents dans les rejets de FUKUSHIMA et détectés aux Etats-Unis.
En conséquence, la CRIIRAD indique que :
Les produits alimentaires sensibles, notamment les légumes à larges surface de captage (type épinards, salades, blettes…) devraient présenter des niveaux de contamination très faibles mais mesurables qui devraient progressivement augmenter. La contamination devrait se répercuter sur le lait de façon indirecte par la suite.
Selon la CRIIRAD, « les activités attendues sont très faibles et correspondent donc à de très faibles niveaux d’exposition. »
Plus d’éléments : voir le communiqué émis par la CRIIRAD le 29 mars 2011 - 12h
http://passerellesud.org/Retombees-radioactives-presence-d.html
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