Conférences en ligne - Entrevues - mp3 - Hebdomadaire - Association pour le Maintien d’une Information Indépendante : AMII
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Les retraités de la fonction publique ne rendent plus de services à la nation. Ces gens-là sont inutiles, mais continuent de peser très lourdement. La pension d’un retraité, c’est presque 75% du coût d’un fonctionnaire présent. Il faudra résoudre ce problème. »« A l’heure actuelle, nous sommes un peu méchants avec les fonctionnaires. Leur pouvoir d’achat a perdu 4,5% depuis 2000. »
« Comme tous les hommes politiques de droite, j’étais impressionné par l’adversaire. Mais je pense que nous surestimions considérablement cette force de résistance. Ce qui compte en France, c’est la psychologie, débloquer tous ces verrous psychologiques. »
« Le grand problème de l’État, c’est la rigidité de sa main-d’oeuvre. Pour faire passer un fonctionnaire du premier au deuxième étage de la place Beauvau, il faut un an. Non pas à cause de l’escalier [rires dans la salle], mais des corps. Il y a 1400 corps. 900 corps vivants, 500 corps morts [rires], comme par exemple l’administration des télécoms. Je vais les remplacer par cinq filières professionnelles qui permettront la mobilité des ressources humaines : éducation, administration générale, économie et finances, sécurité sanitaire et sociale. Si on ne fait pas çà, la réforme de l’État est impossible parce que les corps abritent des emplois inutiles. »
« C’est sur l’Éducation nationale que doit peser l’effort principal de réduction des effectifs de la fonction publique. Sur le 1,2 million de fonctionnaires de l’Éducation nationale, 800 000 sont des enseignants. Licencier dans les back office de l’Éducation nationale, c’est facile, on sait comment faire, on prend un cabinet de conseil et on change les process de travail, on supprime quelques missions. Mais pour les enseignants, c’est plus délicat. Il faudra faire un grand audit. »
« Le problème que nous avons en France, c’est que les gens sont contents des services publics. L’hôpital fonctionne bien, l’école fonctionne bien, la police fonctionne bien. Alors il faut tenir un discours, expliquer que nous sommes à deux doigts d’une crise majeure - c’est ce que fait très bien Michel Camdessus -, mais sans paniquer les gens, car à ce moment-là, ils se recroquevillent comme des tortues. »
Jean-Pierre Derquenne Mp3 Durée : 42'09
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Note : lire plus bas le correctif apporté par l’auteur de cette intervention au sujet de son propos [1]
Membre de l’association des Amis du Monde Diplomatique, Jean-Pierre Derquenne se présente, comme non affilié à un parti politique et, comme ayant voté NON au référendum sur le Traité pour une Constitution Européenne en 2005 (TCE).
Il revient ici sur les valeurs du CNR et les différentes réalisations sociales engendrées par ce programme et réaffirme la nécessité actuelle de s’opposer à leur démolition. Il s’appuie notamment sur le livre Citoyens résistants d’hier et d’aujourd’hui, Les jours heureux paru en Mars 2010 aux éditions La Découverte pour étayer son exposé.
Note de la rédaction :
Cette présentation a été enregistrée le 15 septembre 2010 à Lille. Par sa diffusion, elle constitue notre participation à la défense des acquis de la Résistance. Progrès sociaux dont le gouvernement français actuel, corrompu, précipite le démantèlement, méthodiquement, point par point, lettre après lettre. En pratiquant ce néo populisme industriel autoritaire et médiatique que décrit Ars Industrialis. l’ État organise la stigmatisation et la déportation de certaines composantes de la population française : Roms, gens du voyage, immigrés, jeunes des banlieues, Sans papiers, Femmes, Enfants, Hommes. Nous comparons cet état de fait, à la haine institutionnalisée de l’Autre dont les éléments, mis à jour quotidiennement, rappellent les heures sombres de la collaboration, par l’administration, les banques, l’industrie, et nous le comparons aussi, au processus d’extermination de masse de l’humanité engagé par l’ennemi. Nous pensons, également, voir dans l’échec de la conférence mondiale de Copenhague sur le climat, les contours et la poursuite de ce funeste dessein organisé par la nouvelle oligarchie que décrit le journaliste Hervé kempf dans Inégalités sociales, inégalités écologiques, article publié sur ce site. Nous avons conscience que pour certains, ces propos pourraient paraître excessifs, mais cela manifesterait, selon nous, une méconnaissance du processus de destructions en cours ; dynamique contre laquelle nous tentons d’agir, en vous donnant les moyens de la réflexion par le biais de l’information en ligne que nous produisons, et pour laquelle nous sollicitons votre soutien et votre participation financière.
http://passerellesud.org/Jean-Pierre-Derquenne-nourrir-les.html
[1]
Jean-Pierre DERQUENNE
À PASSERELLESUD,
Je vous demande de bien vouloir rectifier deux erreurs qui se sont glissées lors de mon intervention du mercredi 15 septembre 2010 sur le thème : « Nourrir les résistances aujourd’hui » et que vous avez publié en ligne.
La première erreur n’est pas très grave et les auditeurs auront corrigé d’eux-mêmes grâce au contexte. Il s’agit, vers la fin du discours de mon commentaire, à propos de la première citation d’Eric Woerth (concernant l’assurance maladie) : « …ce que cherchent les mutuelles actuellement c’est de rentrer dans le système d’assurance maladie ordinaire… » Il s’agit bien sûr non pas des « mutuelles » mais des grands groupes d’assurances privées
(...)
La deuxième erreur est beaucoup plus gênante car la dernière citation de l’exposé n’est pas d’Éric Woerth comme il a été annoncé et figure maintenant dans l’enregistrement qui est en ligne. Je présente mes excuses pour cette erreur involontaire que je tiens absolument à corriger. Les propos concernés auraient été relatés dans le N° 645 du 27-10-2004 de l’hebdomadaire Charlie Hebdo et concernent l’ancien ministre de la fonction publique de l’époque, Renaud Dutreil ,lors d’une réunion au sein du cercle Concorde. R Dutreil fut ministre de mars 2004 à mai 2005 . Il fut président de l’UMP à sa création en 2002. En mai 2008 il déclarait quitter la vie politique pour présider la filiale américaine du leader mondial du luxe :LVMH .
Bien sûr cette erreur est regrettable. Elle pose le problème de la difficulté de la vérification des sources actuellement sur internet où beaucoup d’articles ont commis la même erreur.
Néanmoins, le fait qu’il s’agisse des propos du précédent ministre R Dutreilet et non pas ceux de Woerth ne change absolument rien quant à la nécessité d’entrer en résistance résolue contre le saccage programmé par la droite néolibérale de la valeur Solidarité, essence même de notre Sécurité Sociale.
(...)
« Pour une civilisation sans monnaie »