Conférences en ligne - Entrevues - mp3 - Hebdomadaire - Association pour le Maintien d’une Information Indépendante : AMII
Conférences en ligne - Entrevues - mp3 - Hebdomadaire - Association pour le Maintien d’une Information Indépendante : AMII
La croyance économique (en la croissance ndlr) est, à coup sûr, la plus enracinée depuis des décennies chez les économistes, chez les politiques, dans la population, dans les médias. C’est-à-dire la croyance dans le fait que sans croissance il n’y a pas de progrès, que c’est une condition indispensable, nécessaire ; et donc, qu’il faut poursuivre la croissance… on est condamnés ou alors sinon on va régresser. C’est une croyance extrêmement forte qui est partagée sur tout l’échiquier politique. Mais voila, la crise est passée par là et ce qui était une interrogation relativement minoritaire il y a deux ou trois ans est pour l’instant encore minoritaire, certes, mais moins. Elle trouble les organisations, les appareils, les institutions (…). Ils sentent bien qu’il y a quelque chose, mais ils ne veulent quand même pas décrocher de l’addiction à la croissance. »
« Si on abandonne l’idée des économistes que nous devons continuer à réaliser des gains de productivité, à mécaniser, à industrialiser, à automatiser, et qu’on se dit que ce n’est pas le toujours plus de quantité dont on a besoin mais que c’est l’amélioration de la qualité, de la durabilité, de ce qu’on produit ; pas seulement la durabilité écologique mais la durabilité sociale, la haute qualité sociale, alors c’est bon pour l’emploi. L’écologie n’est pas l’ennemie de l’emploi contrairement au productivisme (…) si demain il n’y a pas de croissance mais si on quitte le régime productiviste alors il y a de l’emploi ».
Selon Jean Gadrey, une nouvelle approche économique sans croissance et basée sur des méthodes de productions douces dans de nombreux domaines, permettrait de créer des richesses et des emplois avec beaucoup moins de dégâts causés aux populations et à la nature. Il insiste tout particulièrement sur le caractère social qu’une telle réorientation écologique devrait comporter. Il souligne qu’il n’est pas possible d’envisager de transformation écologique et sociale sans considérer les temporalités nécessaires pour y parvenir. Il rappelle que les exigences de court terme liées au fonctionnement actuel de l’économie capitaliste en sont les principales entraves. Il s’agirait donc de penser une planification de l’économie sur des périodes longues de plusieurs décennies.
« Il n’y a pas de problème fondamentalement économique à récupérer des ressources ».
Jean Gadrey évoque enfin la nécessité d’une réappropriation des moyens économiques de la démocratie...
Jean Gadrey MP3 Durée : 42’02
Il y a des erreurs dans les champs ci-dessous, veuillez vérifier votre envoi.
Objecteur de Croissance, Jean gadrey, est Professeur émérite d’économie à l’Université Lille 1. Il est membre du CNIS (Conseil National de l’Information Statistique). Il collabore régulièrement à Alternatives économiques.
Captation sonore réalisée par Passerellesud le 15 décembre 2010 à Lille à l’occasion de la présentation de l’ouvrage Adieu à la croissance par son auteur. Dans cette publication, Jean Gadrey fait le point des idées sur la croissance, des contestations à la croissance ainsi que des moyens à mettre en œuvre pour sortir du culte de la croissance.
http://passerellesud.org/Jean-Gadrey-Adieu-a-la-croissance.html
« Pour une civilisation sans monnaie »
Antiproductivisme
0 5
Décroissance
Économie
0 5