Conférences en ligne - Entrevues - mp3 - Hebdomadaire - Association pour le Maintien d’une Information Indépendante : AMII
Conférences en ligne - Entrevues - mp3 - Hebdomadaire - Association pour le Maintien d’une Information Indépendante : AMII
Il y a des gens que l’on ne songe pas à inviter ; des gens qu’on invite et qui refusent. Le plateau est là et le perçu cache le non perçu : on ne voit pas, dans un perçu construit, les conditions sociales de construction. Donc on ne se dit pas « tiens, il n’y a pas un tel »
A la veille d’une des plus grandes crises financières que le capitalisme allait connaître, tous les commentateurs des médias étaient unanimes, « les caisses de l’état étaient vides, les impôts étaient beaucoup trop lourds et les fonctionnaires trop nombreux, sans parler de la dette pharaonique… »
Dés le début de la pandémie, les mêmes ravalent leurs trompettes assourdissantes qui naguère ne connaissaient qu’une seule partition, celle du libéralisme économique. Les voix s’adoucissent, les gorges se râclent, les explications deviennent embrouillées, les vestes se retournent et les commentateurs sont de nouveaux unanimes, cet Etat là doit sauver le capitalisme.
Mais comment pourrait il sauver le capitalisme puisque les caisses sont vides, la dette pharaonique, les impôts trop lourds ? C’est à ne plus rien y comprendre ! Pour résumer, l’Etat social, celui des politiques publiques, coûte toujours trop cher mais l’Etat pompier, celui qui sauve les sociétés financières, n’est jamais assez riche ! Emprunter ou augmenter les impôts pour mener une politique de relance keynésienne, non ! Emprunter ou augmenter les impôts pour sauver les banquiers malveillants, oui, trois fois oui !
C’est dans ce cadre que l’association Acrimed (Action Critique MEDia) a décidé d’inviter Frédéric Lordon.
Les médias et la crise ou comment préserver l’apparence d’une parfaite continuité intellectuelle.
« D’une manière générale, la porte d’entrée de la responsabilité est la plus sûre manière de ne rien comprendre à un phénomène social quel qu’il soit »
Selon Frédéric Lordon, il n’est nul besoin de faire référence à quelques responsabilités de « désignables évidents » pour analyser les nuisances politiques et économiques de la crise. Suspendre cette approche démagogique et opérer sur de nouveaux « désignés », non plus apparents mais réels, permet selon lui de mettre à jour les forces structurelles, les architectes qui propagent et configurent le fonctionnement des différents agents de l’économie.
Retour sur le Mainstream de l’expertise économique, « Une entreprise de blanchiment intellectuel collectif et mutuel d’une ampleur jamais vue », propagateur unidirectionnel d’un régime de croyances qui ne passera pas !
Conférence Mp3 :
Frédéric Lordon, économiste, chargé de recherches au CNRS, captation sonore réalisée le 5 Février 2009 dans le cadre des « Jeudis d’Acrimed » à la Bourse du travail de Paris, 3 rue du Château d’eau, Paris 10e vers 19h00.
Frédéric Lordon Mp3 Durée : 34'04
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Q : Malgré les revirements que vous décrivez, comment se fait-il que l’on ne parvienne pas à avoir des économistes « neutres » dans les médias à la place des caméléons actuels ?
Q : Quel rôle pour les médias Internet ?
Q : Y a-t-il une connivence entre le monde journalistique et le monde économique ?
Q :Quand vous évoquez le cercle des économistes dans les médias, il est difficile de savoir qui parle et son positionnement politico-économique. Pourrait-on imaginer certaines mises en perspective ?
Q : Quelles sont les conditions de viabilité économique pour les médias alternatifs ?
Frédéric Lordon et Mathias Raymond Mp3 Durée 19’46
En conclusion :
Les transformations du paysage médiatique que l’on peut envisager à partir de la question des formats de diffusion par Henry Maler pour Acrimed
Henri Maler Mp3 Durée 8’07
http://passerellesud.org/Frederic-Lordon-les-medias-et-la.html
« Pour une civilisation sans monnaie »
Altermondialisme
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Journalisme
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