Conférences en ligne - Entrevues - mp3 - Hebdomadaire - Association pour le Maintien d’une Information Indépendante : AMII
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« Pourquoi le temps de la décroissance ? Quand on y réfléchit, le temps nous préoccupe quotidiennement, on passe son temps à perdre son temps et on passe son temps à rechercher le temps... On recherche le temps parce qu’on voudrait essayer de vivre des instants de bonheur, donc il nous faut avoir du temps pour vivre ces instants, alors que d’autres nous volent ce temps, et ne se gênent pas pour nous le prendre, par le travail par exemple... »
Le document en écoute rapporte la présentation publique de Didier Harpagès, l’exposé de façon linéaire de la genèse ainsi que des thèmes principaux de l’ouvrage qu’il a co-écrit avec Serge Latouche (Voir : Serge Latouche, "Pour une relocalisation de l’utopie", conférence en ligne sur Passerellesud )
CONFÉRENCE : Didier Harpagès Mp3 durée -> 28’55
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Didier Harpagès est professeur de sciences économiques et sociales, objecteur de croissance.
Propos recueillis par Passerellesud à l’occasion d’une présentation publique du livre Le temps de la décroissance tenue le 16 juin 2010 dernier, à Lille.
Note : ce livre s’adresse plus particulièrement aux jeunes, lycéens, bacheliers, étudiants ou autres néophytes des idées de la décroissance…
1er partie : la nécessité de la rupture, la fin des temps
2e partie : emballement de l’économisme
« Je pense que vous connaissez tous la loi de l’offre et de la demande. Donc, si on en vient à prendre au pied de la lettre la proposition qui consiste à dire travaillez plus pour gagner plus, travaillez plus, cela veut dire offrir plus de travail ; donc si on offre davantage de travail par rapport à la demande, l’offre va dépasser la demande et par conséquent le prix du travail va avoir tendance à baisser. Autrement dit, le salaire va baisser... Nous n’avons absolument aucun intérêt à travailler davantage pour gagner plus, parce que si on applique très rigoureusement les lois du marché, et nous sommes dans une société ou le libéralisme est triomphant, logiquement travailler plus, devrait nous amener à gagner moins »
(...) Dans les années 1960, L’humoriste Pierre Dac remarquait : « Il est encore trop tôt pour dire s’il est déjà trop tard. » Ce n’est malheureusement plus le cas aujourd’hui. Après le quatrième rapport du GIEC (Groupe intergouvernemental sur l’évolution du climat) de 2007, et plus encore depuis son actualisation par les climatologues à la réunion de Copenhague de mars 2009, nous savons qu’il est désormais trop tard. Même si nous arrêtons du jour au lendemain tout ce qui engendre un dépassement de la capacité de régénération de la biosphère (émissions de gaz à effet de serre, pollutions et prédations de toute nature), autrement dit, si nous réduisons notre empreinte écologique jusqu’au niveau soutenable, nous aurons deux degrés de plus avant la fin du siècle. Cela signifie des zones côtières sous l’eau, des dizaines sinon des centaines de millions de réfugiés de l’environnement, des problèmes alimentaires importants, une pénurie d’eau potable pour beaucoup de populations, etc. Plus prosaïquement : « Il est à redouter que l’expression "respirer au grand air" ne relève pour nos enfants que du seul usage des langues mortes ». Au mois de décembre 2009, s’est tenu à Copenhague le sommet de l’ONU sur le climat, à l’issue duquel un accord devait être trouvé par les différents États afin d’enrayer la hausse globale des températures. Ce fut, une fois de plus, le sommet de l’incohérence.(...)
http://passerellesud.org/Didier-Harpages-le-temps-de-la.html
« Pour une civilisation sans monnaie »
Décroissance