Conférences en ligne - Entrevues - mp3 - Hebdomadaire - Association pour le Maintien d’une Information Indépendante : AMII
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Selon un communiqué délivré par l’IRSN (institut de radioprotection et de sureté nucléaire) en date du 15 novembre 2011 [1], des traces d’iode 131 radioactif « imputables à des rejets radioactifs venant d’un pays étranger » auraient été détectées en France.
Dans ce communiqué, l’IRSN indique que l’analyse de prélèvement effectué en France, suite à une alerte produite par les réseaux scientifiques dont il est membre, révèle des concentrations « proches des limites de détection des instruments de mesure » et dont les niveaux seraient « sans aucun risque pour la santé des populations » en notant toutefois que l’impact à l’échelle locale de ces rejets « pourrait ne pas être négligeable ».
Dans une note d’information connexe [2], l’IRSN indique que « l’origine et la date des rejets radioactifs ayant causé cette pollution par l’iode 131 sont inconnues à ce jour. »
Enfin, l’IRSN suppose que cette pollution pourrait résulter « soit d’une activité de production ou d’utilisation d’iode 131 à des fins médicales, soit d’un réacteur nucléaire (de production d’électricité ou de recherche) » en éliminant la piste de Fukushima. Sur la base de l’analyse du déplacement des masses d’air, des calculs de trajectoire seraient actuellement mis en œuvre pour localiser la source de cette pollution.
Contamination de l’air par l’iode 131 en Europe
D’après une note [3] publiée ce jour par la CRIIRAD (Commission de Recherche et d’Information Indépendantes sur la Radioactivité) :
Consécutivement à la détection à de « faibles niveaux » d’iode 131 radioactif dans l’air ambiant en Europe centrale signalée le 11-11-11 par L’AIEA (Agence Internationale de l’Energie Atomique) et confirmée pour la France par l’IRSN le 15-11-11.
Le laboratoire indépendant de la CRIIRAD se dit en vigilance renforcée depuis le 12-11-11, date depuis laquelle il procède en continu à des analyses sur les balises de contrôle de la radioactivité atmosphérique dont il gère l’utilisation en Vallée du Rhône.
A ce jour, la CRIIRAD indique que les résultats de ses analyses « ne permettent pas d’exclure de faibles contaminations telles que mentionnées par les laboratoires nationaux en république Tchèque, Pologne ou par l’IRSN. Les résultats de la CRIIRAD permettent de considérer cependant que s’il y a eu présence d’iode 131 en vallée du Rhône, elle était à des niveaux très faibles. »
Enfin, le laboratoire indique que si les niveaux de contamination demeurent faibles en France, les populations vivant près de la source de contamination pourraient avoir été et être encore exposées à des doses importantes d’irradiation.
Il indique encore qu’il y à donc urgence à déterminer l’origine de la contamination afin d’éviter d’avantage de conséquences sanitaires aux populations concernées et réclame la levée du secret sur les résultats du réseau international de contrôle de la radioactivité atmosphérique.
© Passerellesud.org
http://passerellesud.org/Des-traces-d-iode-131-radioactif.html
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